Macron refait l’histoire Ordonnance de Villers-Cotterêts

Macron refait l’histoire

En visite chez Alexandre Dumas à l’occasion des Journées du patrimoine, le président en a profité pour réaffirmer sa volonté de restaurer Villers-Cotterêts et d’en faire le «château de la francophonie».

Il est ainsi revenu sur l’ordonnance qu’y signa jadis François Ier en 1539.

Au risque d’être approximatif.

Le diable se cache souvent dans les détails.

Et aux petites anecdotes historiques qu’on aime à se raconter, il est très souvent question d’uchronies.

Ainsi en va-t-il de l’ordonnance de Villers-Cotterêts et de l’explication quelque peu éloignée de la réalité qu’en a fourni ce week-end le président Emmanuel Macron.

Le président de la République visitait samedi matin le château de Monte-Cristo, à Port-Marly, à l’occasion des Journées du patrimoine.

Il était accompagné d’une classe de CM2 mais aussi de Stéphane Bern, à qui il vient de confier une mission de préservation du patrimoine.

Week-end patrimonial pour Emmanuel Macron.

Son agenda précisait depuis quelques jours qu’il serait présent à l’Élysée, dimanche après-midi, pour accueillir les visiteurs.

Ces derniers sont attendus en nombre :

lors des précédentes Journées du patrimoine, près de 40 000 personnes avaient visité l’hôtel d’Évreux.

Après une courte dissertation de Stéphane Bern, Emmanuel Macron s’est ainsi improvisé historien d’un jour devant une quinzaine d’élèves de CM2.

Fidèle à lui-même, en mêlant littéralement notre présent à notre temps passé.

«Vous êtes», a-t-il commencé avant d’élargir sa pensée.

On est tous Français et de couper sa phrase «alors qu’on parlait souvent des patois un peu différents».

Puis de conclure et notre pays s’est fait par la langue.

Parce qu’à ce moment-là, dans ce château, le roi a décidé que tous ceux qui vivaient dans son royaume devaient parler français.

Problème :

son résumé de l’ordonnance de Villers-Cotterêts est surinterprété.

En affirmant qu’avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts, François Ier a cherché à imposer le français au peuple, le président commet une lourde erreur.

Si l’ordonnance de 1539 a bel et bien imposé le français et remplacé le latin dans les documents officiels.

En faisant la langue du droit et de l’administration, l’édit n’a en «aucun cas imposé le français comme langue aux populations du royaume».

Ainsi que s’en est offusquée l’historienne Mathilde Larrere sur Twitter.

L’ordonnance de François Ier «n’a rien à voir avec une lutte contre le patois», a-t-elle ajouté.

 




 

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